23/06/2010
L'interview créateur : Emotiph
Aujourd'hui (en retard mais pour ma défense j'ai couru partout donc je n'ai pas pu mettre cet article avant), c'est donc une nouvelle interview créateur avec la marque Emotiph. J'aime beaucoup lorsque des créateurs utilisent des matériaux "alternatifs" (comprenez autre que le métal) pour faire des bijoux, c'est donc tout naturellement que je me suis intéressée de près à cette marque qui utilise le tissus.

Comment est né émotiph ?
Je ne trouvais pas de bijoux qui me correspondaient sur le marché, coloré, ludique, avec des matières autres que le métal et le plastique. Alors j'ai commencé à me fabriquer des bijoux entièrement en textile. Et de fil en aiguille, mes amies m'en ont commandé, et pourquoi pas se lancer et créer ma propre marque. Emotiph va bientôt souffler sa 4ème année...

Peux-tu décrire le concept de ta marque ?
L'idée est de découvrir ou redécouvrir à chaque collection des techniques liées au tissu: piquer, tricoter, broder, crocheter, imprimer, tisser. Et de les appliquer aux supports bijou pour le valoriser. Le tissu est un terrain de jeu inépuisable!

Pourquoi avoir choisi de travailler avec des tissus et non du métal ?
Le goût du tissu est apparu pendant mes études de stylisme, j'ai eu un vrai coup de foudre!
Mon travail était plus focalisé sur des recherches et l'exploration de matières que la coupe. J'ai ensuite continué mon parcours dans le design textile, et aujourd'hui dans mes créations.

Comment est né le partenariat avec Mary gribouille ?
J'ai découvert le travail de Mary par hasard sur facebook, je suis allée sur son blog. Et j'ai ADORÉ!
Je l'ai contactée et tout est allé très vite pour la collaboration illustration/ bijou. Des surprises à venir...

Comment vois-tu ta marque dans le futur ?
Partout partout!!!
Et vous pourrez retrouver la marque dans un nouveau point de vente à Toulouse chez "Les Maris Jaloux"
Liens :
www.emotiph.fr
www.upfactory.com/corner/emotiph
www.facebook.com/emotiph
22:22 Publié dans blabla tendances et mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emotiph, bijoux en tissus, tendance, jeune créateur, interview, textile
12/05/2010
L'interview créateur : Un après midi de chien
Certains d'entre-vous ont peut-être vu passé sur facebook, en coup de vent, une interview que j'ai faite aux créateurs de la marque "Un après midi de chien". J'ai connu cette marque avant de partir au Chili, quand j'étais à la recherche d'un sac. J'ai eu un gros coup de coeur en regardant tous leurs modèles d'une très bonne qualité. Après une meilleure coordination avec eux, voici donc la fameuse interview.

Un après-midi de chien qu'est-ce c'est ? Quelle est votre offre et votre concept ?
Un après-midi de chien est un projet de mode en sédition avec son temps (les années ’80 quand nous avons commencé !) plutôt iconoclaste, qui voulait ouvrir de nouvelles portes à côté de l'establishment de l’époque : le prêt-à-porter d'un côté, les créateurs et couturiers Luxe de l'autre.
Sans prétention aucune, entre les années 1985 et 1999, je crois qu'on y a assez bien réussi avec nos créations mélangeant ce que l'on appelle aujourd'hui le « bohème chic », le « Vintage chic » ou le « hippy chic » avec l'élégance (couture ou pas) des années 30, 40, 50 et 60 : un brin d'uniforme, un soupçon de romantisme à la David Hamilton, une pincée de sexy et surtout beaucoup de fraîcheur avec nos robes de petites filles restées du côté d'Alice.
De 1987 à 1995 notre offre en distribution était exclusivement du vêtement : jupe, robe, veste, pantalon, maille....
Beaucoup de presse rédactionnelle, un très bon succès national et international : Italie, Angleterre, Norvège, Japon, USA, Hong Kong… Les meilleures boutiques de ces pays ont acheté nos créations.
A partir de 1995, nous avons créé nos premiers modèles de sacs avec la même idée d'apporter une nouvelle vision à côté des fabricants installés : d'un côté le luxe BCBG et de l'autre, la maroquinerie traditionnelle. Parallèlement, nous avons contribué à faire naître le sac « sport-chic » pour la ville à la fois « casual » et élégant, symbole d’une certaine « Parisienne », d’une femme qui vise le pratique sans négliger le style.

Comment est née la marque ?
D'une rencontre entre Martine Anjorand et Alain Marzat, autodidactes animés d'une même passion pour la mode et les vêtements. Amoureux de l'élégance passée, du vestiaire de ses couturiers et de leurs icônes : Grace Kelly et ses tailleurs ; Ginger Rogers et ses robes cocktail ; Audrey Hepburn en Givenchy ; BB et ses robes imprimées… Visionnaires au présent, toujours dans la modernité. Et d'un futur qui s’est toujours révélé probant ! Concernant nos créations, ce passé est seulement le point de départ de l'idée, son parfum. Tout est rafraîchi, reconstruit, adapté ensuite pour vivre avec cette idée au présent.
Pourquoi choisir ce nom ?
Ce nom est symptomatique de la fin des années 80 : les expressions utilisées en tant que marque étaient dans l'air du temps. Pensez à : Comme des Garçons, Un dimanche à Venise, Drôles de choses pour drôles de gens...
Un après-midi de chien est venu comme ça.
Martine avait un chien, un American Cocker Spaniel du nom de « Larry Master of Merrily » et a scellé le nom définitif de notre marque.
Puis ce nom nous fait rire parce qu'il ne veut rien dire dans la mode ; en même temps, tout le monde semble le connaître et s'en amuser. Nous lui avons même trouvé un second degré de lecture : il pleut dehors alors on se love chez soi, sur des coussins moelleux et des peluches toutes douces, on se laisse aller à la rêverie… So romantic, isn't it ?

Pouvez-vous m’en dire plus sur vos lignes « Collector » ?
Les lignes « Collector » sont constituées de pièces produites volontairement en séries limitées ou bien d'articles de collection qui n'ont jamais été produit en série. Ou bien encore, d'anciens modèles à succès qui ne seront plus fabriqués.
(Mon coup de coeur : les bostons rocky, un clin d'oeil à leur mascotte dont la silhouette est faite de clous metalliques sur le devant du sac.)

Que pensez-vous de la création française dans le domaine de l'accessoire ? Ne voit-on pas toujours les mêmes choses ?
C'est souvent le cas dans le milieu de gamme car les « fabricants » vont chercher en gros, leur inspiration dans les magazines de mode (pubs et rédactionnel), les défilés et n’étirent pas leurs idées au-delà. Ils re-digèrent plus qu’ils ne s’inspirent.
La plupart des consommatrices en tant que lectrices de ces mêmes supports presse, n'achètent que ce qu'elles y voient, que ce dont « on » parle.
Le milieu de gamme est un vaste marché où la création, la communication et la consommation sont étroitement liées, très dépendantes les unes des autres. D’où ce manque de singularité, d’originalité peut-être.
Dans le luxe, nous pensons que la création Française tient bien son rôle : voyez LV, Balenciaga, Chloe, Chanel, Hermes ... Il y reste pas mal d'innovations.

Comment voulez-vous faire évoluer votre marque ?
Le côté « casual chic » de nos premiers succès a été trop copié par le bas du marché et vulgarisé en masse, de qualité moyenne avec un usage franchement limité dans le temps. En conséquence nous l’avons abandonné.
L’évolution d’Un après-midi de chien va s’attacher à retrouver de plus en plus cette personnalité si particulière, notre signature qui mine de rien, est parfaitement reconnaissable et ce, sans communication précise sauf le bouche-à-oreille : au Japon, ils appellent cela la « rumeur ».
Nous avons toujours envisagé nos produits au gré de nos inspirations, nos envies et notre instinct. La maturité aidant, nos collections prennent toujours plus de caractère, se sophistiquent, deviennent plus élitistes aussi. C’est ce qui les rend si différents sur le marché.
17:25 Publié dans blabla tendances et mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : un après midi de chien, sacs en cuir, tendance, mode, marque créateur
10/05/2010
Aujourd'hui on va dîner chez Ralph
Eh oui on va dîner chez Ralph, mais c'est qui au juste Ralph ? Mais Ralph Lauren bien sûr ! Le 26 avril dernier la marque a ouvert on second restaurant au monde dans la nouvelle boutique de Saint-Germain des Près dans le 6e, ouverte ,elle, le 14 avril. L'autre restaurant étant instalé à Chicago depuis 1999.

Pourquoi donc une marque de vêtements veut lancer un restaurant ? Ça c'est quelque chose que j'ai du mal à suivre. Il parait que ce restautaurant a pour vocation de redonner ses lettres de noblesse à la "gastronomie américaine". J'avoue que quand je suis partie aux USA, j'ai pas eu vraiment l'occasion de la gouter la gastronomie parce qu'on voyageait sac au dos donc budget réduit.

Les plats proposés sont donc : burgers, steaks et cesar salad et autres plats cuisinés chez l'oncle Sam. Le Ralph's proposera environ 130 couverts. La décoration du restaurant misera sur un style "country". Une grande terrasse intérieure proposera quelque 80 couverts. 50 autres places seront mises à la disposition des clients dans la salle intérieure. Cette dernière s'ancrera notamment dans les anciennes écuries de l'hôtel particulier qui servira d'écrin à la 334ème boutique au monde de la marque.


16:38 Publié dans blabla tendances et mode | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : raph lauren, restaurant, sortie du week end, mode, endroit branché, nuit parisienne
06/05/2010
La créatrice du jour : Bolsos y bolsas
Voici encore un nouveau chapitre à ce blog que je ne vais pas tout de suite transformer en catégorie. J'attends de voir si oui ou non ça vous intéresse et si j'arrive à être régulière dans les publications. Il s'agit donc de la présentation d'une créatrice ou créateur ou groupe de créateurs dans n'importe quel domaine. Aujourd'hui on inaugure avec la marque de bijoux Bolsos y Bolsas créée par une jeune graphiste partie vivre en Argentine pour s'ouvrir à de nouveaux horizons.

Peux-tu nous présenter ta marque et ce que tu proposes en quelques mots ?
Je créé des bijoux en petites séries ou pièces uniques, dans un esprit rétro vintage. Les collections tournent autour de deux grandes lignes, des bijoux fantaisies en laiton, pierres fines, et des pièces uniques qui sont un assemblage étudié d'antiquités en tous genre, vieux bijoux 1900, montres à gousset, prismes de chandelier... Comme un petit cabinet de curiosité qu'on porterait autour du cou. Tous les bijoux sont montés par mes soins dans mon atelier à Buenos Aires.
Tu étais graphiste avant, continues-tu toujours à travailler dans ce domaine ou te consacres-tu seulement aux bijoux ?
La majeur partie de mon temps est dédiée aux bijoux, et je ne cherche pas spécialement de contrat comme graphiste en parallèle. Mais il arrive parfois qu'on me propose de travailler sur une identité visuelle, une carte de visite, de petites choses et je suis ravie de retourner à ma tablette graphique de temps à autre ! J'aimerais aussi trouver le temps de renouer avec l'illustration dans le futur.

Racontes nous un peu comment est née Bolsos y Bolsas ? La marque a vu le jour en France ou en Argentine ?
C'est un peu une histoire de hasard... Lorsque je suis arrivée à Buenos Aires en janvier 2009, avec l'idée d'y passer une année pour trouver ce que je voulais vraiment faire, je montais pour m'amuser quelques petits bijoux, j'amassais mes trouvailles de brocantes dans une grosse malle... Chaque mois qui passait me faisait gravir un échelon dans l'affirmation de la marque et son univers. Quelques mois de tâtonnement se sont écoulés, pendant lesquels mon projet s'est affiné et en septembre 2009 j'ai lancé officiellement mon activité.
Les choses se sont faites naturellement, sans m'en rendre compte, et je crois que j'étais la première étonnée de voir où tout ça m'avait menée !
Est-ce que c'est difficile de fabriquer ses bijoux à l'étranger et vendre en France ? Rencontres-tu beaucoup d'obstacles ?
Oui, ça n'est pas vraiment évident, mais il n'y a pas que des inconvénients.
Je fais sans cesse des allers retours entre Paris et Buenos Aires, et c'est un rythme assez fatiguant. Je dois anticiper les besoins de mes boutiques pour chacun de mes passages, afin d'optimiser leurs stocks, gérer des envois de colis d'un continent à l'autre.. Je pense que c'est une grosse dose de stress supplémentaire ! Le moindre soucis devient tout de suite beaucoup plus dur à gérer d'aussi loin. D'un autre côté, je profite d'une qualité de vie agréable ici, et ai la chance d'être entourée d'un courant d'influences différent. Je pense que cet éloignement m'a aussi beaucoup aidé à me lancer, à tenter l'aventure, comme beaucoup d'autres français installés en Argentine.

Comment se porte la création de bijoux en Argentine ?
Il y a énormément d'idées, de projets, d'envies de créations ici. La situation économique du pays ne permet pas un marché aussi florissant qu'en France, les distributeurs type concept stores sont beaucoup moins nombreux, mais les créateurs sont présents, et je travaille actuellement avec des stylistes argentines sur la création d'un petit salon de créateurs, et aimerais également essayer de faire connaître en France quelques jeunes marques argentines que j'ai eu la chance de découvrir ici.

Comment vois-tu ta marque dans le futur ?
J'ai beaucoup de projets pour le futur ! Notamment des collaborations, avec une sérigraphe concernant une gamme d'accessoires textiles, une céramiste porcelaine pour une série de broches peintes à la main... J'aime mélanger les domaines et les univers avec d'autres créateurs, et j'espère continuer dans ce sens.
Je pense également continuer à déplacer mon atelier au gré des rencontres : j'ai la chance de pouvoir être relativement "mobile" de par mon activité, et je compte bien en profiter !
09:44 Publié dans blabla tendances et mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bolsos y bolsas, bijoux, création, argentine








